Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 23:52

diamond-eyes-cover.jpg Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule : non seulement je décide enfin de me sortir les doigts et de retapoter sur mon clavier après presque deux ans d'absence sur la blogosphère, mais en plus c’est pour la sortie du dernier album d’un groupe qui m’est vraiment cher : j’ai nommé Deftones !

Resituons le cadre. Après 4 ans d’absence, leurs riffs commençaient à sérieusement nous manquer. Le bassiste Chi Cheng ayant eu un grave accident cérébral, on se demandait quand allait sortir Eros, initialement leur 6ème album, en gestation depuis quelque temps déjà.
La surprise fût de taille lorsqu’on apprit que cette galette ne sortirait pas tant que Chi ne serait totalement rétabli, le groupe ne voulant pas terminer cet album sans lui. Attention plus qu’honorable, certes, mais soyons égoïstes un instant et demandons-nous : what the fuck ?! Ca veut dire quoi ce bordel ? Que Deftones est mort et enterré ? Qu’on va devoir attendre 15 ans avant d’avoir un peu de neuf ? Nenni, fiston ! Ce n’est pas parce qu’on ne finit pas un boulot en cours qu’on peut pas en commencer un autre !

L’attente fût longue mais enfin, voici la galette tant attendue : Diamond Eyes.

Mais attention, ce n’est pas parce qu’un grand groupe sort un album qu’il faut tout de suite s’extasier dessus, yeux hagards et bave aux lèvres. A l’heure où je m’énerve à retrouver les identifiants de mon blog, j’écoute pour la première fois Diamond Eyes. Ma chronique ne sera donc pas forcément la plus réfléchie, mais merde, après tout, n’est-ce pas la première impression la plus importante ?

On attaque donc la galette avec une chanson au titre super original, à tel point que c’est aussi le titre de l’album… Le clip de cette chanson est visible depuis quelques temps déjà sur le site officiel du groupe. Si on appréciera son départ sur les chapeaux de roues ainsi que l’ambiance étrangement glauque, il n’y a quelque chose de gênant dans cette titre : un rythme assez lourd, des envolées planantes puis un final instrumental plus bourrin que le reste… ah mais oui ! C’est exactement la même construction que Beware, sur l’opus précédent ! Continuons…

Royal change de rythme et fait plaisir même s’il n’y a rien de franchement exceptionnel là-dedans.

Heureusement CMD-CTRL nous fout un gros coup de pieds dans les burnes (désolé Mesdemoiselles, Mesdames). Chino jongle avec les cris un mot sur deux, nous faisant une nouvelle démonstration de ses talents lyriques. L’agressivité des cordes est tout simplement énorme, se joignant à la voix du leader pour faire de ce morceau un titre monstrueux !

Nouvelle surprise avec You’ve Seen The Butcher : riffs incisifs rappelant un peu ceux d’Adrenaline en plus travaillés, le tout soutenu par une voix calme sans être guimauve, ça c’est nouveau ! Attendez, je remets au début…

Beauty School est hélas un échec, tant au niveau des parties guitares que des arrangements. L’ensemble fait penser au groupe qui les a toujours pompés sans jamais leur arriver à la cheville, à savoir Linkin Park. Que Deftones s’inspirent maintenant d’eux est presque grotesque et plus qu’ironique…

Le niveau n’est pas des masses remonté par Prince, titre qui aurait pu (je souligne car ce n’est pas le cas) mérité sa place entre un RXQueen et un Knive Party s’il y avait eu ce petit truc en plus qu’ils ont paumé après White Pony.

 

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Ah là ça part fort ! Rocket Skates me file envie de jumper tout en me pétant les cordes vocales dans le salon ! Entre deux phases assez calmes et d’autres bien bourrines, on se régale !!! Deftones est là !

Je profite du dégoulinant Sextape pour récupérer mes rotules perdues sur le titre précédent en me demandant ce qui cloche sur cet album… on verra plus tard.

Risk aurait pu (je souligne une nouvelle fois…) nous réveiller mais non, encore une ballade à peine entrecoupée d’accords un peu secs… là je commence franchement à m’emmerder, malgré une fin pas trop mal.

Si 976-EVIL s’annonce au premier abord dans la même veine, on se surprend à tendre l’oreille lors des refrains sur lesquels Chino change de registre de façon surprenante, posant une voix plus claire que jamais. Même le break surprend, avec ses cris étouffés en fond. Un space-opéra mélangeant les genres instrumentaux et lyriques, qui relève largement le niveau des deux bouses précédentes.

Mais hélas, This Place Is Death ne fait pas le même effet. Encore un titre des plus simples, rien de franchement bon ni mauvais, du easy-listening qui fait grincer des dents quand on s’aperçoit qu’il s’agit du morceau de clôture…


Et nous voilà donc arrivés au bout de ce CD. Nous voilà face à un problème : comment juger un album sur lequel de pures perles rares côtoient autant d’autres morceaux sans saveur ? Et bien de la même manière que les deux autres albums que Deftones nous as livré après White Pony : depuis Deftones, sorti en 2003, il y a de bons titres sur tous leurs albums, Diamond Eyes compris. Mais attention, quand je parle de bons titres, je parle d’excellents titres ! Le problème est que les autres morceaux sont des « figurants », des chansons étant là pour faire joli, comme s’ils n’avaient pas eu d’idées pour remplir la moitié de l’album restante. A moins que ça ne soit une stratégie : nous anesthésier les tympans pour mieux nous faire sauter les bouchons avec leurs titres de fous furieux…

Enfin, 4 piges pour en arriver là, j’aurais limite préféré qu’ils nous sortent un maxi avec l’essentiel, c’aurait été sans doute plus stimulant...

 

 

 

 


Par Sili - Publié dans : Musique
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