Mardi 15 juillet 2008
Ghost Dog est un tueur surprenant. Discret et efficace, il n’a pas de véritable identité. Il habite dans un cabanon installé sur le toit d’un immeuble de banlieue d’une grande ville des Etats-Unis. Vivant très simplement, il ne semble apprécier que la compagnie des pigeons qu’il élève à côté de sa cabane et parmi lesquels il aime lire, faire la sieste, écouter du hip-hop ou s’entraîner au sabre.
Car sous ses aspects de gangsta, Ghost Dog est un fervent adepte du Hagakure, Le Livre du Samouraï. Sa vie semble entièrement basée sur ces préceptes qu’il suit à la lettre, en particulier dans ses méthodes de "travail".


Son commanditaire habituel, Louie, est un membre d’une petite mafia locale. Un lien très étroit lie Ghost Dog à Louie, même s’ils ne se voient que très rarement, communiquant toujours par le biais de pigeons voyageurs…

Un jour, Louie demande à Ghost Dog de tuer un membre de sa propre mafia, ayant eu une histoire avec la fille d’un gros bonnet. Sur les lieux, notre tueur abat l’homme en question, mais la fille se trouve également là. Ayant maintenant un témoin du meurtre, les boss de la mafia locale pensent devoir venger la mort de leur homme (alors que c’est eux qui l’ont commanditer), et donc tuer Ghost Dog. Louie n’étant qu’un intermédiaire, il ne peut que mettre en garde son tueur favori.
Sur fond de hip-hop, de glace au chocolat et de code samouraï, une partie de chassé-croisé commence alors…


Même si l’histoire peut sembler assez simpliste au premier abord, ce film est d’une richesse incroyable ! Tout d’abord, les personnages sont plus atypiques et déjantés les uns que les autres. Si Forest Whitaker campe un tueur assez déplacé, la mafia qui lui court après n’est pas triste non plus : petits malfrats du dimanche, ensemble de sexagénaires jouant avec des flingues trop lourds pour eux plutôt que de taper le carton, ils forment une bande assez pitoyable et risible.
D’autres personnages, tels que le marchand de glace tahitien, sont tout bonnement géniaux et valent le film à eux seuls. Ce dernier est "le meilleur ami" de Ghost Dog… mais il ne parle pas anglais et Ghost Dog ne parle pas français ! Mais là encore, une magie se produit lorsque les deux personnages se rencontrent. Ils ne se comprennent pas au sens littéral du terme... mais ils se comprennent !



La scène "du bateau"... formidable !




Ce sont ces petites histoires à l’intérieur de l’histoire qui forment véritablement le film. Lors de son périple, Ghost Dog croisera des individus qui forment son quotidien de tueur, qui lui sont habituels, mais qui nous ravissent !

Autre particularité : le film est régulièrement ponctué de passages du Hagakure. Si au départ ces préceptes peuvent nous sembler dénués de sens, ils nous permettent petit à petit de comprendre comment fonctionne Ghost Dog, le pourquoi de ses choix et de ses actions.


Jim Jarmusch fait partie de ces réalisateurs qui, avec presque rien, crée des chefs d’œuvres. Ghost Dog fait partie de ces chefs d’œuvres. Cette fable urbaine nous rappelle que le cinéma américain n’est pas devenu complètement pourri, que certaines perles subsistent pour notre plus grand bonheur.
Un bijou !



Fiche technique
Titre : Ghost Dog
Réalisation : Jim jarmusch
Scénario : Jim jarmusch
Pays d'origine : USA
Durée : 116 minutes
Date de sortie : 6 octobre 1999

Forest Whitaker : Ghost Dog
John Tormey
 : Louie
Cliff Gorman : Sonny Valerio
Tricia Vessey : Louise Vargo
Richard Portnow : Frank
Isaach de Bankolé
 : Raymond
Damon Whitaker
 : Ghost Dog Jeune
Gary Farmer
 : Le Cayuga





par Sili publié dans : Cinéma
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Dimanche 6 juillet 2008
Un homme se réveille dans une pièce carrée pourvue de 6 portes, chacune se trouvant sur la surface du cube composant la pièce. Il ouvre une d'entre elle et se retrouve dans une pièce en tous points conforme à la précédente, hormis la couleurs des murs. Il fait quelques pas... et voici notre personnage tombant en une multitude de petits cubes de chair sanguignolents, tranché par un piège quasi-invisible.

Telle est l'introduction du film Cube.






Dans une autre pièce, plusieurs autres personnes se réveillent en se demandant où elles sont. Qui sont-elles ? Comment sont-elles arrivées ici ? Et surtout : quel est ce lieu étrange, situé en dehors du monde connu ?
Une toubib, un flic, une étudiante en mathématique, un évadé de prison expert en système de sécurité, un autiste et un ingénieur se retrouvent pour associer leurs compétences et s'échapper de cet endoit labyrinthique et mortel.

De pièces en pièces, de pièges en pièges, ils découvriront ce que cache chacun, tout en appréhendant leurs propres natures. Les sombres intsincts ressortent, les réactions les plus inattendues se produisent, et les héros ne sont pas forcément ceux que l'on croit...


Le principe du film n'est pas de savoir le pourquoi de la chose, mais plutôt le comment. Comment sortir d'ici ? Y a-t-il seulement une issue ? Nos protagonistes parviendront-ils à comprendre le mécanisme du Cube ?
Tout ce que je peux vous donner comme indice est ceci :






Fiche technique
Titre : Cube
Réalisation : Vincenzo Natali
Scénario : André Bijelic, Vincenzo Natali et Graeme Manson
Pays d'origine : Canada
Durée : 86 minutes
Dates de sortie : 9 septembre 1997 (Canada) ; 28 avril 1999 (France)

Julian Richings : Alderson, la première victime
Maurice Dean Wint : Quentin, policier
Nicole de Boer : Joan Leaven, étudiante en mathématiques
Nicky Guadagni : Dr. Helen Holloway, médecin
David Hewlett : David Worth, ingénieur des structures
Andrew Miller : Kazan, autiste
Wayne Robson : Rennes, expert en évasion





par Sili publié dans : Cinéma
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